| 1498 | Christophe Colomb arrive sur la côte de la péninsule de Paria lors de son troisième voyage. Le territoire était occupé par environ un demi-million d'habitants. |
| 1503 | Autorisation de détenir en esclavage les indiens « Caraïbes ». |
| 1523 | Exploitation des gisements de perles de l'île de Cubagua et fondation de la ville Nouvelle-Cadiz. Pendant dix ans, les indiens maintenus en esclavage plongèrent jusqu'à la mort pour extraire les perles. |
| 1519-1595 | Extermination de la population indigène par les Conquistadors : régime de répartition des terres par encomiendas et épidémie de variole en 1580. La population autochtone tombe à environ 240 000 habitants |
| 1510-1567 | Fondation par les Conquistadors des villes de Coro (1527), El Tocuyo (1545), Barquisimeto (1552), Caracas (1567). |
| 1525 | Introduction des esclaves noirs. |
| 1553 | Première insurrection des esclaves noirs des mines de Buría, sous le commandement du « roi » Miguel, qui résista pendant trois ans. |
| 1569 | Pillage des villes de La Guaira et de Caracas par les pirates anglais. Des navires français, anglais et hollandais attaquent régulièrement les côtes. |
| 1600 | Consolidation du pouvoir de la Couronne espagnole. Début des plantations de cacao. Fondation de 120 villes et villages, repeuplement du territoire. |
| 1721 | Fondation de l'Université Royale de Caracas. |
| 1728 | Etablissement de la Compagnie de Guipúzcoa à La Guaira, chargée d'établir le monopole du commerce pour la Couronne espagnole. |
| 1750 | Naissance de Francisco de Miranda. |
| 1777 | La Couronne espagnole élève les provinces vénézuéliennes au rang de Capitanía General, marquant l'intégration territoriale. A la fin du 18ème siècle, le pays compte 240 villes et villages. |
| 1797 | Insurrection avec les meneurs José Maria España et Manuel Gual, inspirée des idées de la Révolution française. |
| 1810 | La révolte populaire du 19 avril, dite "des premier pas vers l'Indépendance", demande la démission du représentant du royaume espagnol, le capitaine Vicente Emparan. |
| 1811 | Le 5 juillet, le premier Congrès du Venezuela proclame l'Indépendance des sept provinces. |
| 1812 | Tremblement de terre à Caracas. Chute de la Première République et de son chef, le Généralissime Francisco de Miranda, qui est fait prisonnier et envoyé en Espagne, jusqu'à sa mort en 1816. |
| 1813 | Du 28 février au 27 août, Simón Bolívar mène La Campaña admirable et fonde la Deuxième république. Le 15 juillet il lance le célèbre slogan "Décret de guerre à mort contre les espagnols et canariens". Entrée triomphale à Caracas où il est proclamé Libertador. |
| 1814 | Victoires de l'armée du caudillo royaliste José Tomas Boves et pillage de Caracas par ses troupes llaneras, qui mènent une guerre sociale contre les "blancs créoles". Pour échapper à Boves, Bolivar et ses troupes migrent à l'est (Oriente) du pays avec une grande partie de la population. Défaite de Bolivar et chute de la Deuxième république. |
| 1815 | Restauration du régime de Ferdinand VII. Bolívar est en Haïti où, aidé par le général Alexandre Pétion, il organise des expéditions de reconquête qui échouent. |
| 1816 | Abolition solennelle de l'esclavage par le Libertador. |
| 1815-1821 | Reconquête du pays par les patriotes. Triomphe des troupes dites « patriotes » (indépendantistes) commandées par Bolívar et ses généraux vénézuéliens : Bermudez, Páez, Urdaneta, Sucre. |
| 1821-1823 | Batailles à la Nouvelle-Grenade (Colombie) Pichincha et Bomboná, Equateur, Pérou et Bolivie sous le commandement de Simón Bolívar et du maréchal Antonio José de Sucre. Au Venezuela s'impose la figure de José Antonio Páez. |
| 1826 | Conspiration dite La Cosiata de Páez contre le pouvoir de Bolívar, visant la séparation de la Grande Colombie. |
| 1829 | Les mouvements séparatistes mettent fin à la Grande Colombie. |
| 1830 | Assassinat d’Antonio José de Sucre en juin (Equateur). Mort de Simón Bolivar en décembre (Colombie). |
| 1830-1848 | Présidence de José Antonio Páez. |
| 1840 | Fondation d’El Venezolano, premier journal d'opposition. |
| 1848-1858 | Présidences alternées des frères Monagas. Fin réelle de l'esclavage. |
| 1859-1863 | Guerre dite Fédérale, entre les fédéralistes et les conservateurs (oligarchie), qui sont battus. Juan Crisóstomo Falcon établit la fédération de la nation en vingt états. Il sera renversé par une rébellion en avril 1864. |
| 1870-1887 | Antonio Guzman Blanco, "l'autocrate illustré" enchaîne trois mandats, dits le "Septennat", le "Quinquennat" et le "Bienio". Modernisation des villes et persécution des opposants marquent son mandat. |
| 1885 | Début de l'exploitation des mines d'asphalte dans l'est du pays par une filiale de la General Asphalt, la New York and Bermudez Company. |
| 1899 | La "Révolution Libérale restauratrice", animée par les généraux Cipriano Castro, Juan Vicente Gómez et Eléazar Lopez Contreras qui domineront le pays pendant les quarante années suivantes, éclate et entre triomphalement à Caracas le 23 octobre. Début de la période des caudillos andins au pouvoir. Cipriano Castro gouverne jusqu'en 1908. |
| 1902-1903 | Blocus contre le Venezuela par ses nations créancières, la Grande-Bretagne, l'Angleterre et la France. Le blocus échoue et la "Révolution Libératrice" commence : financée par un banquier et la General Asphalt pour faire chuter le gouvernement de Castro, elle durera 18 mois et fera 12000 morts dans un pays de moins de trois millions d'habitants. |
| 1908-1935 | Le vice-président du général Castro, le général Juan Vicente Gómez, prend le pouvoir et ne le quittera plus pendant 27 ans sous l'attitude bienveillante des puissances occidentales. |
| 1926 | Le pétrole est le premier produit d'exportation. |
| 1928 | Affrontements des étudiants de Caracas contre le régime de Gómez. Apparition des leaders politiques civils qui domineront la scène du 20ème siècle. |
| 1936 | Mort du général Gómez le 17 décembre 1935. En janvier, les biens des gomecistes sont pillés dans tout le pays. Le 14 février, a lieu la première manifestation de protestation, composée de milliers d'étudiants et des secteurs populaires (Caracas n'a alors que 200000 habitants). Les garanties constitutionnelles sont suspendues et la manifestation durement réprimée. Les chiffres officiels signalent trois morts et les officieux soixante. |
| 1945 | Le successeur de Lopez Contreras, Isaías Medina Angarita (1941-1945), est déchu par un coup d'État militaire avec le soutien civil : Rómulo Betancourt, secrétaire général du parti AD, est proclamé président de la "Junte révolutionnaire de gouvernement". |
| 1948 | Le président Rómulo Gallegos, élu neuf mois auparavant, suspend les garanties constitutionnelles à cause d’une rumeur de coup d'État imminent, qui a en effet lieu le 24 novembre. Le 5 décembre, il est expulsé du pays. Le colonel Delgado Chalbaud exerce le pouvoir entre 1948 et 1951. La dictature du général Marcos Pérez Jiménez s'installe (1952-1958). |
| 1958 | Le 23 janvier, le régime de Pérez Jiménez est déchu. En décembre, Rómulo Betancourt (1959-1964) gagne les premières élections par la voie du suffrage universel, direct et secret, et achève son mandat. |
| 1960 | Betancourt échappe à un attentat à la bombe organisé par la droite et par le dictateur de la République Dominicaine, le général Trujillo. Carlos Andrés Pérez est nommé ministre de l'Intérieur et mène une campagne de forte répression contre l'extrême gauche. |
| 1961 | Rédaction et approbation de la Constitution nationale valable jusqu'en 2000. |
| 1962 | Début de la lutte armée de l'extrême gauche. Deux insurrections militaires et des nombreuses actions de la guérilla organisées par le MIR et le Parti Communiste (PCV) échouent et ces partis sont déclarés illégaux. La plus sanglante des actions, dite El Porteñazo, fait 400 morts. |
| 1963 | Une action de la guérilla contre le train touristique El Encanto tue cinq gendarmes. Des députés de gauche sont arrêtés et des élections convoquées en trois mois. |
| 1964 | Raul Leoni (1964 -1974), du parti AD, gagne les élections et amnistie 250 prisonniers politiques. |
| 1965 | Teodoro Petkoff, Pompeyo Marquez et Freddy Muñoz, membres du PCV (Parti Communiste), proposent au Parti de quitter la lutte armée. Le parti se divise. |
| 1968 | Triomphe électoral de Rafael Caldera (COPEI, 1969-1974) contre Gonzalo Barrios (AD). Pour la première fois, un parti d'opposition gagne les élections. |
| 1969 | Rafael Caldera, social-chrétien, promeut une politique de "pacification" envers la guérilla. |
| 1971 | Division du PCV et naissance du Movimiento al Socialismo (MAS). |
| 1973 | Carlos Andrés Pérez (AD) gagne les élections (1974-1979) avec 50% des voies, Lorenzo Fernandez (COEI) obtient 36% et José Vicente Rangel (MAS) 4%. La guerre du Yom Kippur éclate et le prix du pétrole monte vertigineusement, ouvrant la période du "Grand Venezuela". Nationalisation du pétrole et du fer. La dette externe du pays est de 12 milliards de dollars. |
| 1983 | Chute des prix du pétrole et crise de la dette externe. Le jour de la dévaluation du bolivar est connu comme le "vendredi noir". En décembre, triomphe électoral de Jaime Lusinchi (1984-1989). |
| 1988 | Le massacre d’El Amparo (quatorze pêcheurs sont tués par l'Armée vénézuélienne dans des circonstances demeurées confuses à la frontière avec la Colombie) et l'éclatement de grands scandales de corruption marquent le climat d'incertitude de la campagne électorale. |
| 1989 | Second triomphe électoral de Carlos Andrés Pérez (1989-1993) ; il l'emporte avec 52,9% des voix. Fidel Castro assiste à la fastueuse cérémonie d'investiture présidentielle, populairement appelée "le Couronnement". Un mois après l'investiture, les émeutes du 27 février, connues sous le nom de Carachazo, éclatent. Cette année-là, les homicides augmentent de 40%. |
| 1991 | Multiplication des grèves, des protestations publiques et des rumeurs de conspirations et de coups d'État. |
| 1992 | Deux insurrections militaires (4 février et 27 novembre) menées par des officiers de l'Armée de terre éclatent et sont à grande peine dominées par le gouvernement de Carlos Andrés Pérez. Le leader de la tentative du 4 février est Hugo Chavez. Celle du 27 novembre est très sanglante (300 morts selon les estimations non officielles des ONGs). Son leader, Francisco Visconti, demande asile et se réfugie au Pérou. Fort discrédit des partis politiques et appauvrissement croissant des classes moyennes. Triomphe électoral d'Aristobulo Isturiz (Causa R) à la mairie du municipe Libertador, le plus important de l'aire métropolitaine de Caracas. Les homicides passent de 2500 en 1991 à 4200 en 1992. |
| 1993 | Accusé de corruption, Carlos Andrés Pérez est destitué pour être jugé. La présidence intérimaire est assurée par Ramon J. Velázquez (1993-1994). Les élections de décembre mettent en œuvre une nouvelle conciliation politique entre le MAS et un COPEI divisé. Le candidat de cette coalition, Rafael Caldera, remporte les élections avec 30% des voix contre son rival adeco Claudio Fermin, 23%, 22 % à Oswaldo Alvarez Paz (COPEI) et 21% à Andrés Velázquez (La Causa R). Passage de la tempête Brett à Caracas. |
| 1994 | Profonde crise économique. 70% du système financier fait faillite. Hugo Chavez est amnistié par le président Rafael Caldera. |
| 1996 | Caldera adopte la Agenda Venezuela, calendrier de réformes basé sur l'austérité budgétaire, la dévaluation du bolivar et "l'ouverture" de l'exploitation du pétrole aux majors. |
| 1998 | Triomphe électoral d'Hugo Chavez, avec 56,2% des voix, contre Henrique Salas Römer (39,9%). |
| 1999(Janvier-Juin) | En février, Hugo Chavez prête serment sur la charte constitutionnelle de 1961, qu’il qualifie de "moribonde", Emission du décret qui établit la réalisation d'un referendum pour convoquer une Assemblée constituante dont le projet politique est "une démocratie participative". Mise en œuvre du programme social militaire Plan Bolivar 2000. Le 25 avril se déroule le referendum visant à convoquer l'Assemblée Constituante. 92% des votants l'approuvent (33.6% de l'électorat se manifeste, contre 60,9% d'abstention). |
| 1999(Juillet-Décembre) | En juillet sont élus les membres de l'Assemblée constituante. Le 25 juillet, c’est le triomphe électoral du "pôle patriotique" qui obtient 121 des 131 sièges de l'Assemblée. Seuls 24 des 131 sont élus au niveau national. Le 15 décembre se tiennent les élections référendaires qui approuvent la nouvelle Constitution à 71% (contre 28% de « non » et 54% d'abstention). Avec cette approbation, la nation change de dénomination, dorénavant « République bolivarienne du Venezuela ». Le 15 décembre, des coulées de boue affectent l'état de Vargas et l'aire métropolitaine de Caracas, occasionnant environ 1000 morts et 150.000 déplacés. La catastrophe est nommée La Tragedia. |
| 2000 | Des "méga" élections, annoncées en principe pour mai et visant la réélection de tous les pouvoirs publics, ont lieu en juillet. En décembre, ont lieu les premières manifestations de l'opposition contre le "décret 1.011", qui revendiquent la liberté d'éducation contre un projet de « supervision idéologique » dans les écoles. |
| 2001 | 1er janvier a lieu l’épisode dit du "cas de la lingerie féminine". Des culottes sont envoyées anonymement dans des colis aux hauts gradés militaires comme signes du mécontentement au sein des Forces armées. Le "cas Montesinos" secoue l'opinion publique. Tournée euro-asiatique du Président Chavez. Le 25 août Fidel Castro visite le Venezuela. Le 1er novembre, l'Assemblée nationale octroie les pleins pouvoirs au président pour édicter 49 décrets-lois, dont celui nommé "Loi de terres". Le 1er décembre, Victor Cruz Weffer, général de l'Armée de terre et directeur du « Plan Bolivar 2000 », est mis en cause pour détournement de fonds. |
| 2002 | Le 12 février, la monnaie connaît une dévaluation de 30% en un mois. Deux pronunciamientos militaires se produisent. Grève des cadres de l'industrie pétrolière. Le 11 avril 2002, coup d'Etat manqué. Le président Chavez reprend le pouvoir 48 heures après. En octobre, des militaires ayant participé au coup d'Etat manqué d'avril effectuent des pronunciamientos successifs et occupent la Place Altamira de Caracas. Installation d’une "table de négociations" sous la tutelle de l'OEA pour entamer un dialogue démocratique entre le gouvernement et l'opposition. En décembre 2002, début du "gran paro petrolero", la grève générale du pétrole. |
| 2003 | Janvier : la grève générale continue. La popularité du gouvernement descend pour la première fois à moins de 40%. Plus de 7.000 petites et moyennes entreprises font faillite. Le gouvernement crée les "missions", programmes d'assistance sociale d'urgence. L'opposition rassemble le nombre de signatures nécessaires pour demander un referendum révocatoire. Les homicides passent à 11.037 par an. |
| 2004 | Février : l'opposition organise des émeutes appelés guarimbas, des barrages violents empêchant la libre circulation dans les principales villes du pays. Le 15 août se tient le referendum révocatoire. Chavez triomphe. L'opposition conteste les résultats, encore aujourd'hui. Le Centre Carter et l'OEA approuvent les résultats. |